CATALOGUE

Dans cette œuvre, Matteo Hinant construit un visage comme un territoire en transformation.

Le portrait, traité en noir et blanc, est traversé par une architecture minutieuse qui vient se superposer aux traits du modèle. Tours, arches, façades et passages semblent surgir du visage, l’habiter et parfois s’y substituer.

Des lignes blanches et ocre parcourent la composition, reliant les différentes parties de l’image comme un réseau, une circulation ou une cartographie intérieure. Le visage n’est plus seulement un portrait : il devient un espace construit, traversé, presque une ville.

Le contraste entre la précision du dessin architectural, les volumes du visage et la profondeur du fond noir crée une image à la fois graphique et onirique, où se rencontrent corps, architecture et paysage intérieur.

Oeuvre acquise lors de la vente organisée à l’Espace du Valentin, à l’occasion d’une exposition montée par Julio Arozarena.

Ref 111

À partir d’un dessin au fusain, Serge Carré reprend le visage du David de Michel-Ange dans un cadrage resserré qui en accentue la monumentalité.

Le traitement en noir et blanc conserve la matière et les nuances du fusain. Après numérisation, l’œuvre a fait l’objet d’une impression pigmentaire Fine Art sur papier d’art, puis d’une intervention manuelle à l’acrylique.

Le rouge des lèvres et la larme bleue viennent rompre la gamme des gris. Ces deux rehauts déplacent l’image de la référence classique vers une interprétation contemporaine : la figure monumentale devient sensible, presque vulnérable.

Chaque exemplaire rehaussé à la main porte ainsi une intervention picturale originale.

Oeuvre offerte

Ref 345

photo montage

ZONE INTERDITE

Collectif français — Sochaux
Actif de 2007 à 2011

Ensemble de trois photomontages
Photographie noir et blanc, collage et traitement numérique
Env. 50 × 70 cm

Fondé par quatre artistes, ZONE INTERDITE développe un travail autour du corps, du paysage et de la matière, influencé notamment par les recherches photographiques de Thomas Florschuetz.

Fragments de nez, peau, pierres et cailloux sont découpés et recomposés jusqu’à brouiller la frontière entre l’humain et le minéral. Le grain de la peau rejoint celui de la pierre ; le corps devient relief et le minéral semble prendre vie.

Ces figures étranges, presque totémiques, évoquent aussi bien les statues–menhirs que des présences surnaturelles.

Où commence l’humain et où finit-il ?

Les trois œuvres ont été acquises à Marseille

Ref 400

Ref 401

Ref 402

Cet exemplaire appartient à l’édition originale de 12 tirages numérotés et signés, aujourd’hui entièrement épuisée.

Il a été offert personnellement par Apolline Jouve à la fondatrice des Ateliers Pré du Marché, en remerciement de son accompagnement dans l’obtention de différents mandats. 

Apolline Jouve compose Lausanne par accumulation de ses architectures. Bâtiments historiques, édifices contemporains, ponts et façades s’imbriquent dans un dessin extrêmement précis.

Affranchie de la géographie réelle, la ville se reconstruit par le dessin : les architectures changent d’échelle, se rapprochent et se superposent pour former une Lausanne dense et imaginaire, immédiatement reconnaissable.

Ref 101

J’ai découvert le travail de Valentin Vasserot autour de 2020 et ai immédiatement été sensible à la singularité de son univers et de son dessin.

Je lui ai alors proposé une vingtaine d’heures de coaching en échange de 3 dessins. Ces trois œuvres sont issues de cet échange.

Ces trois dessins témoignent d’une période du travail de Valentin Vasserot où la figure humaine occupe une place centrale.

Réalisés en techniques mixtes, ils font apparaître des personnages fragiles, parfois doubles ou enlacés, dont les corps sont construits par une superposition de lignes, de couleurs et de matière.

Le dessin reste volontairement libre et nerveux. Les contours se déplacent, les anatomies se déforment et les figures semblent hésiter entre apparition et effacement.

Ref 1 Détachement

Ref 2 Attachement

Ref 3 Solitude

Cette carte postale a été offerte et dédicacée par François Burland à Sibylle à l’occasion d’une visite chez l’artiste et de la découverte de son extraordinaire hangar, lieu de travail et de création peuplé de ses œuvres, assemblages et objets.

L’image appartient à l’univers foisonnant de François Burland, où le dessin, les signes et les figures surgissent dans une matière dense et instinctive.

Noir profond, tracés rouges, cercles et formes fragmentées composent un espace traversé d’une énergie presque primitive. L’œuvre témoigne de cet univers très personnel dans lequel François Burland fait dialoguer dessin, mythologies, objets récupérés et imaginaire contemporain.

Cette carte, signée et dédicacée par l’artiste, porte également la trace d’une rencontre et constitue à ce titre une pièce singulière de la collection de l’Artothèque.

Dans Les Passants, Aminata Sarr construit une foule à partir d’une forme volontairement élémentaire : une silhouette de papier noir découpée, sur laquelle viennent se poser visages, coiffes, signes et motifs dessinés.

Aucun personnage n’est tout à fait semblable à l’autre. Quelques découpes suffisent à faire apparaître un nez, une bouche ou un regard ; les crayons et la gouache ajoutent scarifications imaginaires, parures, vêtements et signes graphiques.

L’artiste ne cherche pas à représenter une origine ou une tradition particulière. Elle compose au contraire une population imaginaire, nourrie librement par les formes du masque, de la statuaire et des arts textiles africains.

Les personnages sont découpés séparément puis rapprochés. Ils peuvent presque être considérés comme les éléments d’un jeu : isolés, déplacés, regroupés, ils forment chaque fois une communauté différente.

Provenance

Les deux œuvres ont été acquises à Paris vers 1998, dans une petite galerie consacrée au dessin, au collage et aux artistes émergents.

Ref 202

Ref 203

Une boîte à outils rouge s’ouvre dans l’espace et devient une étrange créature articulée. À l’intérieur de ses compartiments, les outils ont disparu : ils sont remplacés par des fragments de paysages montagneux dessinés en noir et blanc.

Au centre de cette construction improbable apparaît un minuscule personnage coloré, presque perdu dans la démesure de l’objet.

L’image joue ainsi avec les changements d’échelle et le détournement des objets ordinaires. Entre dessin, illustration et univers surréaliste, la boîte à outils cesse d’être un objet utilitaire pour devenir paysage, machine et créature.

Provenance

Cette œuvre a été découverte dans une boîte à livres, sans indication permettant à ce jour d’en identifier l’auteur.

Cette provenance inattendue fait désormais partie de son histoire : une image abandonnée, trouvée par hasard, puis recueillie et intégrée à l’Artothèque des Ateliers Pré du Marché.

Sur le fond noir du papier apparaît une étrange figure en mouvement, à mi-chemin entre l’animal, la machine et le personnage fantastique.

Le dessin, principalement blanc et rouge, est ponctué d’une intervention verte qui traverse la composition. Roues, corps, gueule et lignes s’assemblent dans une image libre, presque narrative, dont on ne sait plus très bien si elle représente un déplacement, une créature ou une machine imaginaire.

Nina Bernardino développe ici un langage graphique immédiat, fait de contrastes francs, de formes découpées par la couleur et d’un imaginaire proche du récit.

Provenance

J’ai découvert le travail de Nina Bernardino à Lausanne, au sein d’un petit collectif d’artistes. C’est à cette occasion que j’ai acquis cette œuvre originale sur papier noir, ainsi qu’un livre réunissant ses dessins, dont la couverture est habillée de tissu africain wax.

Photofil Art se situe à la rencontre de la photographie et du textile.

À partir d’une image photographique, Vivian Dion intervient directement avec le tissu, le fil et la couture. Certaines parties de la photographie disparaissent sous la matière tandis que d’autres sont prolongées par des lignes brodées.

Le fil devient ainsi un véritable outil de dessin : il souligne une architecture, invente une ligne, accentue une couleur ou vient perturber la réalité photographiée.

L’image n’est plus seulement une photographie. Elle devient une surface à traverser, à recouvrir et à reconstruire.

Provenance

Œuvres acquises en 2004, témoignage d’une pratique hybride où photographie, tissu et couture se rencontrent dans une même image.

Ref 550

Ref 551

Colette Champagne développe un travail photographique autour de la fenêtre, envisagée comme frontière entre espace public et intimité.

Pour la série Windows, elle photographie les fenêtres depuis l’intérieur des habitations. Ce déplacement du regard transforme un élément architectural ordinaire en un espace de tension : la fenêtre protège et expose, dissimule et révèle.

Les images superposent intérieur et extérieur, architecture et fragments de vie. Par le montage, les changements d’échelle et les jeux de transparence, l’espace réel devient progressivement une construction mentale.

La fenêtre n’est alors plus seulement une ouverture sur le monde : elle devient le lieu où se rencontrent ce que l’on voit, ce que l’on cache et ce que l’on imagine.

Œuvres de la série Windows acquises en 1990

Ref 606

Ref 607

Ref 608

ALEX TROESCH & ALINE PALEY

Série : Los Tribales / Picudas
Matehuala, Mexique — 2012
Photographie couleur

En 2012, les photographes suisses Alex Troesch et Aline Paley, alors installés à Brooklyn, se rendent à Matehuala, dans le nord du Mexique, pour photographier les jeunes adeptes des botas picudas.

Ces étonnantes santiags aux pointes démesurément allongées sont étroitement liées à la culture musicale et aux groupes de danse tribal qui se développent alors dans la région.

Loin de l’image documentaire traditionnelle, les photographes choisissent le portrait et la mise en scène. Les jeunes hommes posent avec sérieux et fierté dans leur environnement, transformant ces chaussures extravagantes en signes d’appartenance, d’identité et d’affirmation de soi.

La série sera notamment publiée dans Time LightBox et exposée à plusieurs reprises.

Cette photographie m’a été offerte par Alex Troesch à l’occasion de son séjour en Suisse. Je lui avais prêté mon appartement ; il m’a offert ce tirage en remerciement.

Ref 89

PABLO ROUYER

Sans titre
Acrylique sur carton
50 × 70 cm
Œuvre originale

À propos de l’œuvre
Cette peinture a été réalisée par Pablo Rouyer durant les huit mois de préparation intensive qui ont précédé son entrée à la HEAD – Genève. Alors âgé d’une vingtaine d’années, il développait déjà un dessin d’une remarquable puissance, porté par un sens très instinctif du trait, de la matière et de la figure.

Dans cette œuvre, le visage surgit presque brutalement du carton. Les noirs, les blancs et les touches de bleu construisent moins un portrait qu’une présence : quelque chose d’animal, de grotesque et d’expressif, où la peinture conserve toute l’énergie du geste.

Pablo Rouyer a ensuite poursuivi sa formation à la Villa Arson, École nationale supérieure d’art de Nice, dont il est diplômé.

Acquisition
Cette œuvre provient directement de la période durant laquelle j’ai accompagné Pablo Rouyer dans la préparation de son concours d’entrée à la HEAD. Pendant huit mois, nous avons mis en place des méthodes de travail et exploré différentes approches du dessin et de la peinture. À l’issue de cette période, Pablo m’a laissé plusieurs de ses dessins et peintures, dont celle-ci.

Elle garde pour moi la trace d’une rencontre artistique particulièrement marquante : celle d’un jeune homme dont le talent pour le dessin m’avait immédiatement saisie, avec une liberté et une qualité de trait qui pouvaient parfois évoquer, dans leur puissance, les grands dessinateurs anciens tels que Rubens ou Rembrandt.

URBS

Des villes imaginaires réalisées par les élèves des Ateliers Pré du Marché. 

Ils ont entre 7 à 15 ans

URBS. Du latin urbs, urbis : la ville, la cité.

Chaque enfant porte en lui une ville en construction. Chaque dessin en révèle une partie. 

URBS -CLEMENCE REF 1

URBS

Des villes imaginaires réalisées par les élèves des Ateliers Pré du Marché. 

Ils ont entre 7 à 15 ans

URBS. Du latin urbs, urbis : la ville, la cité.

Chaque enfant porte en lui une ville en construction. Chaque dessin en révèle une partie. 

Découvrez les villes ! URBS CATALOGUE

K

K est une ancienne élève des Ateliers Pré du Marché. Son travail actuel s’est construit depuis, dans une recherche personnelle et autonome, jusqu’à la mise au point de cette technique qui lui est propre.

En 2026, à l’occasion de la préparation de son exposition aux Ateliers Pré du Marché, K a offert ce tirage à l’artothèque.

Ce don crée un lien particulièrement intéressant avec l’histoire du lieu : une artiste qui y a autrefois été élève y revient avec une pratique qu’elle a entièrement développée par elle-même et confie aujourd’hui l’une de ses œuvres à une collection destinée à circuler.

K exposera aux Ateliers Pré du Marché dès la fin septembre 2026 dans l’exposition Carton invitation Exposition K. Ce qui reste de l’image.

K 12

FREIBURGHAUS

Freiburghaus est un artiste des alpages, dont le travail puise dans les symboles vernaculaires pour en révéler la force et les fragilités.

Avec La représentation de la pierre d’Unspunnen sur son fond de vaches, il marie deux figures emblématiques de la Suisse.
Les vaches, inspirées des traditionnelles poyas, composent un décor répété, presque mécanique. Tamponnées à l’infini, elles forment une trame vivante mais instable : à force d’être reproduit, le motif s’use, s’efface, comme une mémoire qui se fragilise avec le temps.

Sur ce fond rythmique émerge une présence plus dense, plus silencieuse : la Pierre d’Unspunnen.
Bloc de granit de 83,5 kg, lancée lors de la fête du même nom, elle dépasse ici sa fonction sportive pour devenir un symbole chargé d’histoire. Volée en 1984 puis en 2005, jamais retrouvée, elle glisse du réel vers le mythe. Aujourd’hui, seules ses répliques circulent.

L’œuvre joue sur cette tension :
d’un côté, un motif qui se répète jusqu’à disparition ;
de l’autre, une forme lourde, stable, presque immuable — mais absente.

Freiburghaus construit ainsi une image paradoxale : une Suisse solide, ancrée dans ses traditions, mais traversée par l’usure, le manque et la réinvention.
Même les symboles les plus massifs peuvent devenir insaisissables.

KEMAL BASTUJI — Kaligrafik / Erotik, 1986

Sérigraphie originale — 5/75
Édition Galeri Nev, Ankara

Dans Kaligrafik / Erotik, Kemal Bastuji explore l’érotisme par un dessin presque calligraphique. Corps, lèvres, sexes et formes organiques s’entremêlent jusqu’à la limite de l’abstraction. Le désir apparaît ainsi par fragments, entre ce que l’œil reconnaît et ce que la ligne ne fait que suggérer.

Acquisition
Cette œuvre appartient à une pochette d’édition composée de plusieurs sérigraphies, acquise au cours de la constitution de ma collection commencée dans les années 1990. Les circonstances précises de cette acquisition se sont aujourd’hui effacées de ma mémoire.

Pour l’artothèque, j’ai choisi de sortir de cet ensemble cette sérigraphie en particulier et de la mettre en circulation, tout en conservant les autres œuvres réunies dans leur pochette d’origine.

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ARTISTE À IDENTIFIER — Ensemble de trois œuvres

Technique : œuvres graphiques / tirages sur papier, technique précise à déterminer
Ensemble : 3 œuvres proposées au prêt
Signature : présente sur les trois œuvres, artiste encore à identifier
Collection : Artothèque des Ateliers Pré du Marché

Ces trois œuvres, acquises ensemble auprès d’un marchand d’art et d’antiquités, appartiennent manifestement au même univers graphique.

Architecture religieuse, personnages, chevaux, figures fantastiques et instruments de musique composent des scènes très construites, à la frontière du réel et de l’imaginaire. Le dessin, précis et foisonnant, se mêle à une palette volontairement restreinte de gris, d’ocres, de bruns et de rouges.

Les trois œuvres portent la même signature, dont l’identification reste à ce jour incertaine. J’ai choisi de les conserver comme un ensemble, mais de les proposer à l’artothèque afin qu’elles puissent être empruntées et découvertes hors de la collection.

GILES

Photomontages

Technique : photomontage / collage numérique
Collection : Artothèque des Ateliers Pré du Marché

Entre le Léman et le nord de la France, dans la région de Lille, Giles développe un travail fondé sur la récupération et le détournement des images.

REF 111

Il prélève photographies, paysages, personnages et objets pour les assembler et construire de nouvelles situations. Jeux d’échelle, ruptures de perspective et rapprochements inattendus font basculer des images familières vers l’étrange, l’absurde ou l’ironie.

Giles travaille ainsi à partir d’images d’images : il les extrait de leur contexte pour leur faire raconter une autre histoire et interroger, avec humour, notre rapport à un monde saturé de représentations.

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Acquisition

J’ai acquis ces trois œuvres en 2025, au cours d’un voyage entre Lausanne et Paris.

REF 113

AUTEUR INCONNU  Sans titre

Technique : tirage photographique sur papier très fin
Format : grand format
Auteur : à identifier
Provenance : ensemble de tirages d’essai et de tirages écartés
Acquisition : vers 2010

Un corps apparaît dans une image profondément altérée par le processus de tirage. Stries, effacements, variations de densité et accidents d’impression brouillent la photographie d’origine jusqu’à produire une image presque nouvelle.

Ce tirage est un tirage raté. Et c’est précisément ce qui lui donne son caractère exceptionnel. L’accident a produit quelque chose qui ne pourra jamais être reproduit à l’identique : une image unique, née d’un défaut technique et devenue, par ce défaut même, singulièrement belle.

Histoire de l’acquisition

J’ai récupéré ce tirage vers 2010 parmi un ensemble de photographies, d’essais et de tirages écartés destinés à disparaître.

Je l’ai conservé précisément parce qu’il était raté. J’ai toujours trouvé que certains accidents de fabrication produisent des images que l’on n’aurait jamais pu concevoir volontairement. Celui-ci en faisait partie.

Ce qui devait être rejeté est ainsi devenu une pièce unique de ma collection.

MUMA — œuvre offerte, 2006

Cette petite œuvre de MUMA, artiste lausannois, est liée à un souvenir très simple et très heureux.

En 2006, toute l’équipe du Musée historique de Lausanne avait travaillé autour de son exposition Histoires d’art. Quelques mois plus tard, en décembre, MUMA était revenu au musée pour la fête de fin d’année.

Nous étions réunis autour de grandes tables pour partager un repas. Pendant la soirée, avec ce qu’il avait sous la main, il a improvisé cette œuvre autour de mon prénom et me l’a offerte.

Cette exposition a aussi compté dans mon travail de médiation. J’avais demandé l’acquisition de chevalets afin de proposer d’autres manières d’accompagner les œuvres et j’avais conçu un livret de médiation autour du travail de MUMA. Ce projet m’avait valu un prix personnel de 3’500 CHF décerné par l’Ambassade d’Espagne.

À partir de là, j’ai continué à développer pendant neuf ans au musée une médiation sur chevalet, aussi bien pour les expositions temporaires que pour le parcours permanent.

Cette œuvre reste pour moi le souvenir d’un repas, d’un geste spontané de MUMA et d’un moment important dans mon parcours au musée.

Georges Braque — d’après La Colombe

Cette reproduction d’après Georges Braque appartient à un ensemble autour du motif de la colombe. Elle m’a été offerte par mes parents pour mes 18 ans : c’est le premier tableau que j’ai reçu.

Issue d’un coffret comprenant plusieurs variations autour de la colombe, cette œuvre a aujourd’hui une valeur marchande modeste lorsqu’elle est prise isolément. Sa valeur est surtout, pour moi, affective : elle reste liée à mes parents et au début de mon rapport personnel aux œuvres et à la collection.

Marcel Miracle — Comment on lance une pierre à ton fils Victor…

J’ai rencontré Marcel Miracle à l’époque où je dirigeais XL Art. Un jour, il m’a invitée chez lui, dans sa chambre, où il conservait dans des boîtes tout un univers de dessins, de collages, de textes et d’objets. Je garde un souvenir très fort de cette découverte et des récits qu’il me faisait de ses voyages, du désert jusqu’à Madagascar, l’île où il est né et où il est retourné plusieurs fois. Marcel Miracle

Par la suite, j’ai emmené un collectionneur découvrir son travail dans ce lieu très particulier. Nous étions donc deux assis sur le lit de Marcel. Son œuvre, longtemps restée discrète, a pourtant été publiée notamment par art&fiction et exposée en France, en Belgique et en Suisse. Agnès b. a également montré son travail à plusieurs reprises dans sa galerie et dans sa collection. Marcel Miracle

Marcel m’a offert ce dessin pour mon fils Victor. Il lui est directement dédicacé et a longtemps été accroché dans sa chambre.

C’est une œuvre que je garde avec beaucoup d’affection, autant pour le dessin lui-même que pour ce qu’il raconte : une rencontre, un artiste singulier et un cadeau adressé à mon fils.