Apolline Jouve

Apolline Jouve

Apolline Jouve construit des paysages à la fois réels et recomposés.
À travers son regard, Lausanne devient une matière vivante, dense et presque mouvante.

Ainsi, elle assemble l’architecture de la ville en une composition libre.
Les bâtiments s’empilent, se déforment et se répondent, créant un espace à la frontière entre réalité et imagination.

De plus, elle introduit des scènes intimes au cœur de la ville.
Des figures apparaissent, allongées ou absorbées, comme si l’intérieur et l’extérieur ne faisaient plus qu’un.

Son travail évoque l’univers de Félix Vallotton.
Cependant, là où Vallotton construit ses images avec de grands aplats noirs, Apolline Jouve adopte une approche inverse.

En effet, elle travaille presque exclusivement à la ligne.
Sans dessin préparatoire, elle trace directement au stylo, avec une précision remarquable.

Ainsi, le blanc reste dominant et lumineux.
À l’inverse, le noir se déploie en une multitude de lignes, de textures et de détails.

Par conséquent, chaque zone vibre et capte le regard.
L’œil circule, s’attarde, puis découvre sans cesse de nouveaux éléments.

De plus, son attention au détail révèle une véritable pensée de la décoration.
Chaque façade, chaque fenêtre, chaque motif participe à l’équilibre global.

Enfin, Apolline Jouve transforme la ville en un territoire intérieur.
Elle ne représente pas seulement un lieu : elle compose une expérience, entre architecture, mémoire et sensation.

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