K

K développe une pratique fondée sur le fragment.

L’image n’y est jamais donnée comme un tout, mais comme une construction en devenir.

Par assemblage, déplacement et superposition, elle fait coexister des éléments visuels hétérogènes, proches de la mémoire : lacunaires, recomposés, instables. Chaque œuvre agit comme un espace de tension entre apparition et disparition.

Ce qui se donne à voir relève d’un seuil — un territoire où le familier bascule.

Ni tout à fait reconnaissables, ni totalement abstraites, ses images ouvrent des zones intermédiaires, où le regard projette autant qu’il perçoit.

Le travail de K interroge ainsi la nature même de l’image : non plus comme représentation, mais comme trace, persistance et recomposition.

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